Le groupe de noise-rock instrumental SCP-055 propose une musique radicale aux textures riches et abrasives, extrêmement puissante et d’une unité remarquable. Something Lives Inside (premier album) est le fruit d’une recherche constante, d’une obsession commune pour les anomalies sonores et de performances improvisées in situ, écrit sur mesure pour cette formation avec Benjamin Garson à la guitare électrique qui déploie de bout en bout une patte sonore travaillée et spatialisée, Hugo Van Rechem à la mandola et au violon insuffle un imaginaire cinématographique singulier, Sami Foukani-Descamps à la contrebasse offre une assise expérimentale enrichie d’effets et Loup Godfroy, d’une magnifique transe obsessionnelle à la batterie, orchestre chaque titre du répertoire et leur donne tant de singularité. Une musique urbaine, un métissage de force brute et de textures diffractées, un groupe unique tout en performance.
Sortie le 13 novembre 2026 – EN PRÉVENTE DÈS MAINTENANT – LIVRAISON EN AVANT-PREMIÈRE (expédition mi-octobre)

something lives inside, le premier album du groupe SCP-055 nous offre un noise-rock instrumental et expérimental, d’une forte radicalité artistique.
Après la sortie de la live session Dummy Death Dancing en 2024 et de _aftercrash en 2025, curieux EP/cassette né de collages et recompositions d’improvisations à la gloire des espaces liminaux, SCP-055 présente son premier album : something lives inside.
Composé entre 2023 et 2025 dans l’humidité acariâtre des caves de Seine-Saint-Denis et enregistré dans un ancien cinéma, les 18 titres de l’album présentent une forte cohésion sonore témoignant de la posture radicale du groupe.
Évoluant et se complaisant dans différents recoins, l’album témoigne de multiples inspirations musicales et visuelles, attesté par les 7 clips qui accompagnent sa sortie. Un objet pluriel et total, capable aussi bien de prendre ses auditeur-ice-s par la main que de la leur sectionner, se renouvelant sans cesse au cours des 59 minutes constituant cette vibrante évagation.
SCP-055, comme les récits derrière son nom le laisse deviner, ne veut pas être défini ni catégorisé ; something lives inside est et doit donc être vécu comme un souvenir de songe méandreux que l’on essaye désespérément de faire revivre au réveil. À la fois impressions de fureur (gaz lacrimo dedans ; Rollercoaster VII), de transe ondoyante (Ouroboros, D.D.D.D.), de méditatives envolées (Décalage vers le Rouge) et d’implosions sonores incontrôlables (Société de Cendre), l’album représente divers échantillons d’un univers vertigineux aux innombrables strates, nous invitant tant à la réflexion qu’à la révolte, tant à la sérénité qu’à la folie.
L’album s’ouvre sur la première partie du diptyque nousavonsleregretdevousinformerque, morceau puissant à la manière d’une course rapide où les pieds s’entremêlent dans un tapis. C’est un refus d’obtempérer, une prise de risque avec la masse de distorsion, un violon en liberté conditionnelle (et même du clavecin).
Il passe la main à Ouroboros et D.D.D.D. (dummy death dancing drill), une danse désarticulée, altérant la perception au service de la transe. Un ostinato de basse et une teinte de microtonalité emportent le morceau vers de nouveaux horizons apocalyptiques.
Les ritournelles courtes et entêtantes de Mélodie infantile agissent comme un souvenir d’enfance, une nostalgie embrumée qui nous emporte vers un final écrasant et obsessionnel autour de deux notes, où la batterie prend progressivement toute la place.
Rollercoaster VII (low battery self portrait) est un manifeste : alternances abruptes, groove obsédant, danse brute, maléfices et visions sonores de Francis Bacon.
Long chemin de pensée tourbillonnant, Nihilist est une page obsessive de l’album. On y ressent une décadence et un renversement des valeurs, une fois dans un sens, une fois dans l’autre.
Frisell Airlines est un pas de côté aux emprunts folk, un entracte en forme de travelling sans fin, un groove se métamorphosant en un long essai graduellement traversé de dissonances.
Dans gaz lacrymo dedans l’énergie rythmique se répand sur le cadavre de la révolte, poison saturé au riff puissant déferlant sur les corps en lutte : au loin le feu se déclare. Ce titre entame le début d’un cycle autour de la symbolique du feu qui se prolonge avec KINGDOM (the fire), un magma sonore à la fois étrange, doux et inquiétant : les flammes gagnent progressivement la cité.
My Realm is your Realm se pare d’une simple mélodie et d’un linceul de piano, un chant funéraire qui accompagne la lente calcination des corps, et nous amène au brusque et acéré Forêt, furieux interlude métal dodécaphonique où l’odeur de brûlé laisse une impression de tôle compactée, Headbang dans un espace distordu.
Pour refermer ce recueil carbonisé, Société De Cendre nous attire dans un monde contaminé peuplé d’êtres déambulant dans l’obscurité. Les fréquences s’entrechoquent dans une atmosphère radioactive au fil de ses circonvolutions, tantôt statiques, tantôt fulminantes.
Bientôt la fin du voyage. Décalage Vers Le Rouge nous présente un mur de son vibrant, à la fois noise et progressif.
nousavonsleregretdevousinformerque se poursuit et vient conclure l’album. La course violonistique et microtonale se dénoue dans un feu d’artifice aux couleurs du refus.
Ne reste qu’une rumeur électrique dans un hôtel miteux.
nousavonsleregretdevousinformerque [part.I] Ouroboros D.D.D.D. (dummy death dancing drill) voicemail Mélodie infantile Rollercoaster VII (Low Battery Self Portrait) carnival has arrived Nihilist Frisell Airlines gaz lacrymo dedans KINGDOM (The Fire) My Realm is your Realm Forêt Société de Cendre rewind and play Décalage vers le rouge nousavonsleregretdevousinformerque [part.II] sinkingbasement Toutes les compositions sont de SCP-055 Editions Amoc
Benjamin Garson (Guitare électrique, effets) Hugo Van Rechem (Mandola électrique, violon, effets) Sami Foukani-Descamps (Contrebasse, effets) Loup Godfroy (Batterie, percussions)
Produit par Soleil et Brise Production Enregistré par Maëlle Millet et Benjamin Garson au studio Palace et au studio Lowcold Montage et mixage par Benjamin Garson Masterisé par Raphaël Jonin Création graphique : Éléonore Coyola Conception graphique : Mathilde Trenel Licence Juste Une Trace Avec le soutien de : SCPP | SACEM Date de sortie : 13-11-2026


