Le guitariste Matthieu Rosso signe tout le répertoire de son quartet aux accents très électriques et qui surprend par la masse sonore déployée : l’utilisation d’effets électroniques par les musiciens donne l’impression de décupler le son du groupe, de sorte que le « Matthieu Rosso Red Quartet » n’a de « quartet » plus que le nom !
NO MONSTER s’inscrit résolument dans le présent du jazz, notamment grâce aux apports du saxophoniste Denis Guivarc’h, à la basse électrique tellurique de Jean-Philippe Morel, aux qualités de gestion de l’espace du batteur Rafael Koerner et à la grande rigueur dans l’écriture au service du collectif de Matthieu Rosso.
Après quelques touches de rock expérimental ou quelques incursions de rock progressif, la direction du groupe peut tout à coup changer pour laisser place à une écriture rythmique complexe et organique. Les références à Aka Moon ou Steve Coleman sont perceptibles et parfaitement assumées.
Photo par Bryce Davesne
Dans «Flexible», par exemple, le pattern de guitare est conservé à l’identique durant plusieurs minutes, alors que la rythmique s’amuse à brouiller les pistes et les vitesses. Quant à la ligne de basse, elle évolue progressivement puis explose dans un riff final qui évoque en filigrane un célèbre titre d’un groupe de grunge. Sur «Mass Euphoria», l’improvisation collective disparaît au profit d’une rythmique qui se resserre, qui cadre l’ensemble avec des lignes de basse dans l’extrême grave, grondantes et inquiétantes. L’auditeur s’installe alors dans un groove lancinant, puis un changement de tempo apporte un regain d’énergie et laisse place à une nouvelle improvisation échevelée, entre Steve Coleman et Meshuggah.
MATTHIEU ROSSO RED QUARTET livre avec NO MONSTER une fusion riche et dense, un véritable Objet Sonore Non-Identifié.
« … Pas question, n’en déplaise à Guillaume, qu’une marine autre que la Navy règne sur les mers du globe. C’est pour la plus grande gloire de l’Empire britannique, le prestige de la couronne et le coffre-fort des banquiers, que les sujets de sa très gracieuse Majesté vont aller mourir partout dans le monde ! Dieu sauve le Roi ! … » – TARDI
Cette offre est valide 24h/24 du 05 au 30 septembre 2014 dans la boutique du label sur toutes les références mais dans la limite des stocks disponibles.
Le chanteur Emmanuel Pi Djob, les vocalistes Nicolle Rochelle et Sylvia Howard, le tap dancer Fabien Ruiz et 80 choristes dirigés par Michel Podolak vont côtoyer les musiciens du Big Band. Les mots du Duke seront mis en scène et portés par Mercedes Ellington en personne. Sous la direction de Laurent Mignard, les artistes vont nous offrir une œuvre majeure et poignante pour tous les publics. «Praise God», «The Lord’s Prayer», «It’s Freedom» … nous y serons !